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NEWSLETTER 5

2002-01-01

J'ai décide d'expédier une news letter par jour avant de me coucher, de m'y forcer s'il le faut mais avoir toujours quelque chose à dire,
communiquer à tout prix alors voila :

Guy Debord et les Situationnistes ont voulu nous faire quitter la société du spectacle mais on est en plein dedans. Il n'y a pas de problème : dès qu'on veut quitter le monde de la consommation on y rentre,
car cela intéresse beaucoup d'acheter le discours anti-consommation.
Le danger dans l'art contemporain aujourd'hui est une forme d'autosatisfaction de l'art contemporain par lui même. J'aimerais que l'art contemporain retrouve un certain bon sens du message : avoir quelque chose à dire.
Si une peinture n'a rien dire d'autre que :
"Je suis ce que je suis" un "donner à voir", un "exercice formel de plus", j'en ai rien à foutre.
Une peinture doit me dire quelque chose sur l'individu ou sur la communauté. Je sens que je redeviens Stalinien. L'art doit m'apporter quelque chose à moi et à la communauté mais peut-être parfois, je ne sais pas voir ce qu'il apporte.
La consommation est devenue folle,
on vend de l'eau,
on vend de l'air,
on vend tout.
Le discours de Chirac sur les cultures était beau. Grand discours sur le droit des cultures, monde pluri-culturel, respect des cultures etc., etc., etc. Seul problème, quinze jours après, le conseil d’Etat refuse aux Bretons d’intégrer les Diwans. Il y a là contradiction donc on ne peut croire aux discours, seuls les faits parlent.
A lire la suite dans (ben-vautier .com)