BEN ET ANNIE VOYAGENT !

SI VOUS ÊTES PHILOSOPHE
SI VOUS ÊTES SAVANT
SI VOUS VOUS ESPÉREZ ÊTES PRÉSIDENT
SI VOUS VOUS SENTEZ IMPORTANT
SI VOUS VOUS SENTEZ SEUL
JE VOUS PROPOSE ce petit voyage
SI VOUS AVEZ POWERPOINT sur votre ordinateur
CE VOYAGE DURE 5 MINUTES ET VOUS REMETTRA D'APLOMP.

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LA CHINE AU MUSEE DE LYON - 2004-08-01

Ben voyage
la chine au musée d'art contemporain de Lyon.
Peut se résumer en trois mots
grand, vidéo, et chinois.

Les pommes 2 sur 10
le film en rond 5 sur 10
la longue marche 6 sur 10

le concasseur de béton de
Maurice Lemaitre date de 16 ans avant.

la chine rentre par la grande porte mais comment va réagir le collectionneur ?

BEN A METZ (VOIR AUSSI EXPO EN COURS ) - 2004-08-01


Metz, Ville de pouvoir et d'église.
Il y avait beaucoup de jeunes à mon vernissage et à ma conférence à la FNAC. Mon exposition était classique, bonne, avec un texte au mur dont je ne me souviens plus du contenu.
Ce qui m'a surtout frappé à Metz et dans les dernières villes que j'ai visitées dernièrement : Linz, Saint Tropez etc c'est que c'est la société de consommation qui a nettement gagné la bataille de l'art.

bienale de lyon (la sucriere ) - 2003-11-09

Je suis à Lyon pour mon expo à Saint Fons et j’en profite pour visiter la Biennale de Lyon à la Sucrière. Sincèrement je préférais les Halles Tony Garnier. C’était moins prétentieux. Plus foire Voici ma notation

Biennale de Lyon (la sucriere )

Mosset 3 sur 10 on dirait que la Suisse joue la carte
Mosset J’ai deux ou trois Olivier Mosset à vendre.

Dave Muller 2 sur 10 une histoire de bande à décoder.

Giuseppe Gobellon 1 sur 10 j’ai préféré sa pièce à Venise il aurait vraiment du faire ses bas reliefs en spaghetti.

Betty Tomkins 2 sur 10 fuck off

Steven Parrino 3 sur 10 pas de commentaire

Piero Gilardi 2 sur 10 le retour - pas de nouveau - du remake des années 1970
Fritsh Ibza 2 sur 10 photos sans intérêt

Claude Levêque- 3 sur 10 astuce drôle mais sans profondeur, des ventilateurs et de la musique.

Gustave Metzger 2 sur 10 quel âge a-t-il ? Je l’ai connu à Londres il était déjà vieux. Il faisait un art en bonze dont il calculait que l’érosion allait le détruire au bout de … années. Il jouait un peu la carte : je suis important j’ai tout fait avant vous. A lyon il présente un décor/installation de journaux en paquets à la Sarkis. 2 sur 10.

Larry Clark bon, bien, fort, vrai, dur, 6 sur 10. C’est nettement ce qu’il y a de mieux à la Sucrière.
M’a mis très mal à l’aise.

Christopher Wool 2 sur 10

Franz West 2 sur 10 décevant par rapport à ce qu’il a fait à la Documenta

Yako Deki 2 sur 10 aucun intérêt

Sara Rossi 2 sur 10 ennuyeux

Didier Marcel 2 sur 10 astuce inutile

Bertrand Lavier une honte, un voleur d’idées 2 sur 100.

Jorge Pardo 2 sur 10

Daaa Van Golden 1 sur 10

Trisha Donnelly 4 sur 10 j’aime bien même sa salle vide.

Le Public inexistant seulement des groupes.
Ceci étant la Biennale de Lyon a lieu dans plusieurs espaces. Je n’ai pas visite Mac Carthy au Musée d’art Contemporain ni le rectangle.

Mon expo à Saint Fons
Il y avait du monde mais cela ne veut rien dire. Ils viennent peut-être pour le buffet.
Mon texte sur le mur : " en ce temps la … " plutôt pessimiste. Comme le catalogue. C’est que je suis vraiment en ce moment un peu pessimiste avec l’art, la politique etc.
Ludo m’aide beaucoup. Guillaumon, qui je crois devait partir, rempile sans doute pour deux ans.

en visite pour une expo a Blois - 2003-07-13

BLOIS
J’ai assisté au concert des Rita Mitsouko. Deux heures debout c’est fatigant mais elle a une pêche d’enfer et son côté naturel gagne.

BLOIS
ils ont fléché mon mur mais il semble y avoir du rififi entre le Musée de l’Objet et la Mairie qui se plaint que le musée coûte trop cher et que personne ne vient le visiter. C’est peut être vrai mais ça n’empêche que c’est un Musée très important dans la mesure où l’objet en art est montré sans fioritoura. Partout ailleurs, même dans les musées d’art Africains on prend un objet on le met en valeur et c’est la mise en valeur qui en fait un objet important. Au Musée de l’objet il n’y a pas de grande mise en valeur, le donné à voir est calviniste. Ce qu’il faut c’est faire connaître dans le monde que ce Musée existe.

BLOIS
Ils m’ont volé à Blois le panneau " si tout est à vendre j’achète vos espoirs, vos chagrins, votre peur etc…
Rendez-le moi
Il sera inscrit dans la liste des œuvres à récupérer
Valeur 80.000 euros

en visite pour une expo a Blois - 2003-07-13

BLOIS
J’ai assisté au concert des Rita Mitsouko. Deux heures debout c’est fatigant mais elle a une pêche d’enfer et son côté naturel gagne.

BLOIS
ils ont fléché mon mur mais il semble y avoir du rififi entre le Musée de l’Objet et la Mairie qui se plaint que le musée coûte trop cher et que personne ne vient le visiter. C’est peut être vrai mais ça n’empêche que c’est un Musée très important dans la mesure où l’objet en art est montré sans fioritoura. Partout ailleurs, même dans les musées d’art Africains on prend un objet on le met en valeur et c’est la mise en valeur qui en fait un objet important. Au Musée de l’objet il n’y a pas de grande mise en valeur, le donné à voir est calviniste. Ce qu’il faut c’est faire connaître dans le monde que ce Musée existe.

GENEVE-VENISE -BEAUVAIS- BLOIS -PARIS - LIVERPOOL - FRANKFORT - 2003-06-29

AVIS IMPORTANT JE VIENT DE FAIRE EN 2003 DES EXPOS A GENEVE-
VENISE -BEAUVAIS- BLOIS -PARIS - LIVERPOOL - ET FRANKFORT
VOUS TROUVEREZ LES COMPTES RENDUS ET COMMENTAIRES DE CES VOYAGES
EN ALLANT A 2003 ET CLIQUANT SUR L'ART AILLEURS ETC MERCI

VENISE
Venise a l’air très sure et il n’y a pas de vol. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait du vol. Il y a cinq à dix ans, on vous avertissait de faire attention maintenant on ne vous dit rien.


VENISE
Je n’ai pas été à la Biennale hier parce qu’on m’a dit qu’il y avait beaucoup trop de monde. Par contre je vais aujourd’hui à l’Arsenal voir les jeunes. Quels jeunes ? Ils sont tous connus il n’y a que des noms de vedettes. Alors en fin de compte on vient voir une exposition de gloire c’est tout, contrôle de gloire, vérification de gloire.
On est sur la gloire, on vous a rencontré sur la gloire, on ne vous a pas dit bonjour sur la gloire, on vous dit bonjour sur la gloire. Tout est comme ça.

VENISE
Il y a un phénomène de ces grandes expositions que ce soit Documenta, Venise, etc
elles deviennent colossales, de plus en plus grandes, catalogues de plus en plus lourds
de plus en plus de choses à mettre, de plus en plus d’innovation et je crois que si je n’étais pas jaloux je dirais que c’est positif c’est une jungle où chacun se bat d’autre part dans un monde où nous avons des guerres ou nous avons des morts nous avons des famines ces fetes ou il y a trop a manger mets mal a l’aise . Mais je crois que je suis tout simplement jaloux. Non, il faut voir où est la vérité où est mon ego là-dedans ?

LA VERITE
Genève me laisse un mauvais goût d’égoïsme mais quoi de plus naturel ?

A GENEVE POUR UNE EXPO - 2003-04-22

GENEVE
Deux très beaux repas à Genève, l’un avec des ambassadeurs et des consuls.
Celui qui nous a reçus s’intéresse à la politique internationale et organise des
colloques pour les gens des nations unies. A ma gauche, l’Ambassadeur de Suisse
à Paris qui, paraît-il n’était pas très content que les œuvres du
19ème Siècle n’étaient pas assurées à l’Ambassade Suisse de Paris.

GENEVE
Genève : drôle de ville semi-provinciale et prétentieuse se cherche.
Personne n'ose décider de créer un grand centre d'art contemporain.
On parle de virer Christian Bernard parce que il n'a pas assez de fric.
L’emmerdeur public c'est Witzig.
La crédibilité de Witzig est en jeu lorsqu’il défend la peinture de sa femme.
On dirait un aigri.
Repas hors du temps chez un adorable diplomate ou entremetteur diplomate
de ces gens qui connaissent les autres et les présente entre eux.
Aux murs rien que de petites gravures, de celles que l'on trouve aux Puces.
Genève la ville des gravures pas des originaux
J'aime la galerie Moser à cause de sa vitrine
L’ambiance est plus proche de l'épicerie style " galerie La Fayette " que " art contemporain ".

GENEVE
Pierre Huber semble toujours jouer un rôle important à Genève. Personnellement je crois qu’il aurait besoin d'une thérapie
mais peut être l'art est-il une thérapie.

GENEVE ART CONTEMPORAIN
Tout le monde parle de l’affaire " Mamco " qui se résume à ceci : les sponsors privés du Mamco qui sortaient 3 millions par an pour aider le Mamco, vue la conjoncture économique, se retirent sur la pointe des pieds. Ils ne veulent plus donner qu’un million. C’est donc à un certain César, directeur des musées de Genève à qui on demande de prendre la relève.
Est-ce qu’on garde ou non Christian Bernard, that is the question.
Dans la conversation ce que je dis est : comment se fait-il qu’à Genève vous ayez une si belle place vide et que vous n’y construisiez pas un grand centre culturel qui ferait plaisir à tout le monde. On me dit : tu ne comprends pas, à Genève on ne peut rien faire parce que tout le monde a le droit de rouspéter. On fonctionne ici à la proportionnelle. Personne n’est jamais d’accord. Les femmes rouspètent qu’il n’y a pas assez de place pour les femmes, les handicapés pour les handicapés, etc etc.
Personnellement je pense qu’on pourrait faire plaisir à tout le monde dans la mesure où il y aurait de l’art contemporain ultra élitiste pour les uns et de l’art contemporain populaire pour les autres. C’est pouvoir à la fois exposer la femme de Witzig et ses tartes à la crème, et Sylvie Fleury et ses chaussures de luxe.

GENEVE CHARLOTTE MOSER
Elle est une battante. Il y a cinq ans de cela, je n’aurais jamais cru qu’elle
s’accrocherait tellement et si consciencieusement au travail de galeriste.
Elle fait tout, y compris recevoir chez elle et faire des desserts merveilleux,
venir en camion toute seule pour prendre les œuvres, amener les artistes à
l’aéroport, les border, et en plus se présenter aux élections à Cologny tout en
restant comme tous les Suisses, sereine et " un sou est un sou ". Seulement
deux erreurs pour mon expo : avoir décidé que le vernissage aurait lieu en même
temps que celui du Mamco. Ce qui fait qu’il y avait beaucoup de monde à mon
vernissage mais pas les jeunes. Autre erreur, elle n’a pas fait assez de cartons d’invitations
moi je pense qu’il faut toujours en avoir 500 de plus. Elle ne m’en a envoyé que 80
et je n’ai jamais reçu la seconde enveloppe.

GENEVE VOYAGE
Retour de geneve Angoissé par la société de consommation et la guerre.
Comment arrêter de consommer ? Comment arrêter de vouloir toujours plus ?

GRENOBLE
Dans le tram à Grenoble : les femmes ne regardent pas les hommes mais
devinent leur présence, les hommes regardent les femmes mais évitent leur regard.

FRANKFORT - 2002-11-02

BEN VOYAGE
Frankfort, ville impressionnante. Je ne crois pas y avoir filmé ma chambre d’hôtel mais j’avais une suite à l’hôtel Mercury offerte par l’hôtel Mercury lui même.Je vous raconterai tout cela plus tard

J'EN AI MARRE DE VOYAGER - 2002-06-10




BEN VOYAGE
L'expo de Bienne est fantastique mais je crois que c'est une erreur de la part des Suisses de n'avoir fait une expo que sur la Suisse. D'abord les Suisses du Tessin ne s'intéressent pas aux suisses Allemands qui ne s'intéressent pas aux Suisses français. Ensuite, les Suisses vivent grâce aux autres donc il fallait qu'ils exposent les autres.
Ceci étant la partie de Szeemann est extraordinaire, digne d'une Biennale de Venise ou d'une Documenta.
VOYAGE
Neuchâtel : je passe avec le train. Des petites maisons propres ordonnées avec tout pour la survie et pourtant le danger est là.

VOYAGE ART CONTEMPORAIN - BIENNE
Spectaculaire. On en parle beaucoup en Suisse mais pas ailleurs. La Suisse qui ne parle que de la Suisse n’intéresse pas ailleurs.
Ca aurait été bien si tout l’argent dépensé l’avait été en un Musée des humanités. La Suisse, pays neutre, aurait pu revendiquer une vision pluri-culturelle du monde.
Bien sûr la technologie est présente dans cette expo,
un écran vidéo tous les quatre mètres.

VOYAGE BEN LEIPZIG
Voyage infernal dans des avions qui avaient tous deux heures de retard.
J'en ai marre des voyages où je passe d'un aéroport à un hôtel et d'un hôtel à un taxi.

VOYAGE GENEVE
En revenant de Bienne je suis passé à la foire du livre de Genève
je l’ai adorée.
Une foire vivante qui offre un tiers de son espace à des marginaux. Une foire qui refuse de jouer la carte des stands grandioses de Paris pour parler vrai à la taille humaine avec du vrai bois pas du plexi.
Un stand sur deux présente un coin où on est prié de venir s’asseoir, de bavarder, de prendre un verre. C’est magnifique.

VOYAGE - EXPO BEN CHEZ GIRARD, TOULOUSE
Il y avait douze tableaux, fond noir, écriture rouge : on est tous des salauds, on est tous des menteurs, on est tous des hypocrites etc. Quand on dit d'un artiste qu'il est le miroir de son temps si c'est vrai, voilà je suis encore dedans et je suis un bon artiste.


(suite et fin du voyage ) - 2001-08-23

SUITE ECRITE A NICE 20 AOUT
Après une journée en mer durant laquelle annie a regardé la mer, regardé la mer, photographié la mer et où j’ai déprimé à ne pas pouvoir faire fonctionner mon Internet, nous arrivons à Naples.
Aussitôt nous prenons une navette pour Capri où
Je veux montrer à annie la grotta d’azure. Hélas trop peu de temps pour
Ça avant que le European Vision ne redémarre alors nous prenons le téléphérique écrasés avec d’autres touristes sous le cagnard pour monter à Capri.
Là nous voyons le point de vue, des magasins de souvenirs où je m’emmêle entre lires, dollars et euros et nous redescendons.
Annie désire y retourner. Elle pensait Capri plus sophistiquée, plus construite alors qu’il n’y a que peu de maisons et des arbres, et des potagers avec une vigne et un beau désordre.
Nous devons déposer nos bagages ce soir à la porte
Retour à la prison on décide de regarder au moins une fois le spectacle donné chaque soir à la Gondola salle de spectacle du bord. Un spectacle où les acteurs sont les animateurs de la croisière et là ils sont habillés en
Toges et voilage. Deux chanteuses figées dans une niche de chaque côté de la scène chantent une balade qu’annie n’arrive pas à reconnaître sauf à certains moments. C’est faux, fort, strident. Nous sommes scotchés sur notre siège, et puis nous nous écroulons de rire en nous cachant pour pas que les spectateurs nous entendent. En plus un type fait de la fumée sur scène et elle arrive en plein sur leur visage. On entend un composé entre sirène de navire en détresse et chèvre et ça sur des silhouettes en voiles et sans tête. Plus le spectacle avance et plus nous rions. Les spectateurs eux sont figés. Annie se demande si c’est de terreur.
Nous sortons en larmes de rire.
On passe au casino. J’essaie les machines à sous. Ces machines étaient constamment occupées durant la croisière.
Ce soir nous essayons. Ce n’est pas très exaltant et c’est étonnant de constater qu’il y a des gens complètement accrochés par ces roues qui tournent. Je repense à ma mère et la roulette au casino.
Nos voisins de table, un couple sympa et une jolie ado très vivante, gagnent et s’amusent beaucoup.
Nous passons à table. Dernière soirée. Je pars danser à la boîte disco. D’abord des ados, très excités et agressifs et après, comme j’allais partir, une bande d’espanisans et c’est beaucoup mieux. Ils dansent bien et donnent envie de danser aux autres. Je reste grâce aux whykies coca jusqu’à 2 h du matin. Puis je retrouve annie qui regarde encore la mer. Elle me dit qu’elle aimerait vivre sur un bateau. Pas de croisière mais un bateau, sur la mer.
Arrivée en vue des Iles du levant. Il est 9 h du matin. Nous sommes évacués de notre chambre. Nous passons de ponts en salons frais. Il y a des queues de gens qui rouspètent pour le règlement des surplus.
Arrivée à Marseille. Nous attendons longtemps avant que nos numéros de valises soient appelés. Je pense qu’on va au moins me retenir à la douane pour la bouteille d’Ouzo et le pull en coton blanc. Je m’angoisse.
En fait rien ne se passe. Nous sommes appelés, nous descendons, je vais prendre la voiture et nous partons… Ouf.
La croisière est finie.
Nous en ramenons des cartes postales pas envoyées, de l’ouzo, des photos de mer, de vagues, de mer, et de couchers de soleil, une branche de figuier d’Ephèse, une haine tenace pour la tenancière d’internet, des bagues en plastique et une opale pour annie.
ECRIT PAR ANNIE ET BEN

enfin - 2001-08-18

SAMEDI 11 aout
Ben et annie voyagent.
Ouf ! on est sur l’autoroute. Toujours un petit serrement de cœur quand je quitte la maison.
A 2 km de la maison annie a cru voir notre chatte Solaire, perdue depuis trois mois. Elle a tout de suite téléphoné à François qui a promis d’y aller voir.
Nous emportons 4 énormes valises avec Mac, caméra, magnéto… tout cela à surveiller.
On sera sur le même bâteau que le G8
Peut être reste-t-il encore des tags ?

DIMANCHE 12 AOUT
on se réveille à Gênes.
On va petit déjeuner
Je n’ai jamais vu autant de gros de ma v ie. A côté je suis presque maigre
Annie s’est baignée et est allée dans le jacusi elle a un corps de jeune fille
Il paraît que pour les enfants le voyage est gratuit et pour cette raison il y a beaucoup d’enfants
Sur le bateau tout est en euros. C’est un bon exercice il va falloir commencer.
Je sais pas quoi faire j’aimerai faire un film
Mais lequel ?
J’ai filmé la ligne d’horizon
L’inaction m’angoisse j’ai pas l’habitude.
Je vais à la piscine avec un sac plein de listes.
La musique d’ambiance est chiante ma is ça fait fête.
Je me pose des questions sur : qu’est ce que le bonheur
Gaspiller ? devenir gros ? piscine ?
Les gens passent leur temps à manger.
Il y a presque 3 restaurants par étage.
Beaucoup de serveurs Tamouls.
Je me demande comment Proust aurait décrit la situation.
Céline aurait été très méchant.
Dimanche
La musique d’ambiance je la supporte mal un instrument aigu genre trompette épouvantable….
Ben ère avec sa sacoche pleine d’appareils, son magnéto, deux paires de lunettes autour du cou et un bob qui dit " je suis marseillais "
Il est complètement désemparé
Je me dis : tu lui as fait un sale coup ma vieille !
Ce matin dans la piscine bleue je me sentais poisson rouge avec toute cette mer autour.
En fait ça fait très aquarium même ici, à la brasserie les gens tournent, passent et repassent, avec ou sans plateau repas l’œil ailleurs pas spécialement gais ni tristes ils ont l’air aussi embarrassés que ben avec ce temps libre dont ils n’ont pas l’habitude.

Lundi 13 AOUT
Je suis sûr à 100% qu’il
Y aurait de quoi faire un court métrage merveilleux
Mais quoi filmer
Comment mettre bout à bout ?
J’ai la caméra, les cassettes mais pas d’idées
Pas de scénario

LUNDI 13 AOUT
Premier plan : les cafés l’ambiance les gens qui passent, le bateau de loin
Faire comprendre que c’est un vase clos
Situer le lieu :
La piscine,
le restaurant,
les couloirs de Cabines,
le bar,
la mer
le départ
notre voisin
la vue de chez nous sur le voisin
cris de la voisine`
on frappe à la porte
personne n’ouvre
ou bien le voisin ouvre il est seul
où est votre femme ?

LUNDI 13 AOUT
on mange beaucoup parce que c’est gratuit et qu’on ne sait pas quoi faire d’autre.

LUNDI 13 AOUT
j’invente des scénarios
il y a celui du serial killer qui tue tous les gros
alors les gros pour se défendre se regroupent à l’avant du bateau et jettent à l’eau, en représailles, un maigre.
Il y a celui du Commandant qui devient fou et qui, à la soirée du Commandant demande à tout le monde de se déshabiller.
Il y a celui où toute la terre est détruite par des extra terrestres et que notre bâteau contient les seuls survivants de la vie humaine et on doit se démerder.

LUNDI 13 AOUT
Ceci étant, alors qu’on me l’avait promis quand j’ai pris le billet, Internet ne marche pas sur le bateau. Sur n’importe quel bouton qu’on presse il vient le message : " actuelement ce service n’est pas disponible ". Actuelement avec 1 L "
Pour les renseignements : ce service …
Pour les jeux : ce service …

LUNDI 13 AOUT
Il y avait un très très gros monsieur qui occupait le jacusi pour deux heures. Personne n’oser aller s’asseoir près de lui à part les enfants
lundi
Hier soir je voulais aller danser à la discothèque mais à cause du bon vin à table je me suis effondré arrivé dans la cabine. Cette nuit le vent a soufflé

LUNDI 13 AOUT
Etonnant : parmi les œuvres d’art accrochées un peu partout dans le bateau il y en avait beaucoup qui nous faisaient penser à x ou y mais qui n’en étaient pas et soudain nous sommes tombés un tableau qui ressemblait à un Dolla (les fumées) et qui en était un !


MARDI 14 AOUT
Nous allons en excursion visiter Katacolon : en fait une visite de la plage
devant un village vacances avec piscine. Le mézé déçoit profondément ben qui attendait du tarama. En tout et pour tout il y avait des sandwich
horribles gruyère tiers de feuille de salade.

MARDI 14 AOUT
C’est toute une affaire de pouvoir ouvrir Internet dans ma chambre. Il y a la prise mais pas de connection et personne n’est au courant de rien ni comment le faire ni combien ça coûte.
Je décide de faire une série de petits films. Une série de gros ventres les uns après les autres pour 3 ou 2 minutes. Ils sont vraiment spectaculaires ici je commencerai par le mien.

MARDI 14 AOUT
J’analyse le phénomène touristique en Grèce et ailleurs.
Un village touristique est comme un camp retranché, hôtel,, bungalos, allemands, plages tout cela qu’on peut visiter en bus.
Mon avis : si le tourisme se développe partout dans le monde il peut devenir facteur de paix dans la mesure où un pays en guerre ou edn crise n’attire pas les touristes.
Ceci dit on risque de créer un tourisme impérialiste c’est-à-dire que des grosses sociétés comme Accor etc qui possèderaient tous les hôtels dans les pays sous développés et donc l’argent profiterait toujours aux grands groupes laissant des miettes aux autochtones. Ceci étant, comme dit Bush, la richesse des uns finit par éliminer la pauvreté des autres ? ?

MARDI 14 AOUT
Enfin, après 4 jours sans nouvelles de l’extérieur je trouve Libé et Le Monde. Je me jette dessus comme un affamé.
Klossowski mort je n’en ai rien à foutre. Par contre l’idée que Védrine, c’est-à-dire la France ose remettre les pieds au Rwanda et ne soit pas tout de suite inculpé comme représentant le pays responsable de crimes contre l’humanité au Rwanda me hérisse.

MARDI 14 AOUT
Je lis aussi dans courrier : le terrorisme est le courage des lâches, je ne suis pas d’accord. Il faut vraiment avoir du courage pour résister contre un oppresseur. Le lâche lui il cède et cire les bottes. Il rampe.

MARDI 14 AOUT
J’achète aussi Newsweek. Alors, il n’y a pas que les Chinois qui disent que Paris brûle ? Les Américains aussi sans doute ne veulent pas que Paris soit une grande destination du tourisme. Ils préfèrent même Dubrovnic. Tout ça fait parti d’un jeu de tit for tat.

MARDI 14 AOUT
Je pense souvent à la culture. Je suis de plus en plus persuadé que la culture est devenue une affaire pour gagner de l’argent. Que feraient les Tour Operator s’ils n’avaient pas les vieilles pierres de Pompéi et d’Ephèse à montrer ?

MARDI 14 AOUT
Newsweek
Décidément c’est encore un journal épine dorsale de la politique internationale de Bush. Il propose (avec une image horrible de " chimical warfar ". Que l’on condamne Saddam pour crime de guerre. Je ne suis pas contre toutes ces accusations à gauche et à droite parce qu’à force
On finira par accuser les vrais coupables de tous ces morts c’est-à-dire les Américains.

MARDI 14 AOUT
J’ai amené avec moi des tonnes de courrier à faire. On en a fait une partie mais pas tout. A bord il n’y a pas de journaux. Il n’y a pas un coin où on puisse trouver un carnet, des crayons, une prise multiple. La mer est très belle, le ciel est beau mais tout le reste ce n’est que du fric.

MARDI 14 AOUT
Hier soir coktail avec le commandant. Annie m’a dit : on est comme des poissons rouges. Les hommes avaient mis leur beau costune, moi ma veste Paco Rabanne, moi mon beau costume, et les femmes une robe de soirée. Et tout ce monde tourne d’un salon à un autre, revient, repasse, l’air très occupé. Mais le plus drôle ce fut les séances de photos, chacun se faisant photographier avec le Commandant. C’est une croisière qui doit rapporter gros aux photographes.

MARDI 14 AOUT
Après le Capitaine Brusselo (je crois). Tard après le repas nous sommes montés à la discothèque. Des petits jeunes qui dansent comme on se bat surtout les garçons, avec un air
De vouloir tuer tout le monde
C’était pas de la danse joyeuse mais une danse de guerre.
Mais qui était l’ennemi ?
La nuit le vent a soufflé assez fort.

MERCREDI 15 AOUT
Nous faisons un escale à Kusedasi en Turquie où dans un car nous filons vers Ephèse. Le vieux Ephèse. Il fait très chaud. Nous suivons gentiment le troupeau guidé par notre guide qui nous raconte Ephèse 1, 2, 3 et 4
Nous filmons et annie photographie. Dans les ruines des chats petits et roux. Certainement une petite maman chat qui est là sur la pierre à l’ombre d’un murier pas dérangée une seconde par les touristes elle nous regarde avec aplomb mais sans arrogance. Nous venons la visiter. Elle est chez elle
Elle sort un peu de son attitude pour vérifier si un des touristes qui froisse un papier dans sa poche n’a rien à manger. Comme il s’avère que oui elle va vers lui et accepte le bout de sandwich.
Ce guide est très fier d’être turc et des avancées de son pays. Il parle des constructions, de l’éducation, du système social (la retraite à 55 ans pour les femmes et 60 je crois pour les hommes). L’anglais qui prédomine partout. Lui était professeur de français et n’a plus de travail.
Après on voit des tapis et des jeunes femmes qui les tissent, en pleine rue. Nous sommes partagés avec annie de savoir si elles sont humiliées ou fières de faire cela.
Retour au bateau pour faire après 2 heures de mer, escale à Mikonos. Il y a beaucoup de vent sur l’île. Elle est bien comme dans les cartes postales : maisons d’un blanc éclatant avec le toit arrondi, et volets bleus ou turquoises et deux ou trois moulins. Nous mangeons enfin du bon tarama et du yaourt et ça sur le port, dans un restaurant tout simple les pieds dans l’eau. Un chat roux vient nous voir, accepte qu’annie lui donne un peu de poulpe et du pain et s’en va. Le soleil rouge est tombé dans la mer. Nous sommes très bien dans ce petit restaurant nous avons l’impression d’être libres et le bateau nous semble une prison.
Nous téléphonons aux enfants pour leur dire qu’on a loupé le bateau. Alain rigole mais François le croit. Il me dit : c ‘est votre seule chance d’avoir des vacances vraies. Il ne croit pas si bien dire !
Mais le spectacle n’est pas là, le sport national de l’île ce sont les chauffeurs de bus qui descendent du village à l’embarcadère pour prendre les touristes. Ils descendent la route étroite à toute vitesse, se croisant (ceux qui descendent et ceux qui remontent). Au milieu de ce désordre deux flics sifflent désespérément, et les chauffeurs sifflent aussi quand ils se croisent. Les malheureux touristes qui ont décidé de descendre à pied n’ont quelquefois que la ressource de sauter sur le parapet, au dessus du vide, pendant qu’un car fou les frôle. Avec annie nous rions aux larmes. A peine arrivés à l’embarcadère
Le bus nous largue et part sur les chapeaux de roues pour reprendre des touristes en haut.
J’ai acheté des pulls coton, de marin qui me font penser à les ceux que je portais enfant.
Le bateau repart il y a beaucoup de vent. Annie s’endort devant le balcon.

JEUDI 16 AOUT MATIN
Nous pensons nous réveiller à Naples mais en fait nous avons devant nous une journée en mer. Annie va sur le pont arrière regarder la mer moi je dors un peu.
Après avant qu’il y ait trop de monde nous allons à la piscine. Pendant qu’annie nage, j’en profite pour prendre deux portions de bacon.
Manger est une tentation dans ce bateau on nous propose à tout bout de champs ou de boire ou de manger de la pizza, des melons etc.
Même à la discothèque les garçons passent avec des plateaux de petits sandwich alors qu’on a mangé toute la journée !
Là nous allons vers Naples. La mer est bleue annie regrette de ne pas avoir vu de dauphins (ils sont sur l’affiche de la croisière) Donc deux déceptions : pas de dauphin et moi pas Internet.
Finalement quand même je crois que le système croisière ne nous va pas. A moins qu’on n’utilise le bateau que comme un moyen de transport mais toute cette vie à bord, tous ces rites on n’y participe pas et on fait croisière à part ce qui n ‘est pas bien non plus. On se retire de plus en plus de la vie à bord et en même temps on se sent exclus. Exclus du bonheur de bronzer, des confidences au bord de la piscine, exclus de ne pas savoir à quel moment l’animateur va faire danser les petits sur le coin de la piscine ou quand commence le Bingo. Nous entendons de notre cabine (tranquille et fraîche) toute une humanité qui rigole, qui scande, qui chante les scies à la mode. On n’a pas envie d’être là bas mais peut être qu’on les envie d’être en train de communier ensemble, de rigoler ensemble, d’avoir trop chaud ensemble, et de manger de la pizza et de trouver ça super.

JEUDI 16 AOUT
Hier soir en cherchant la bibliothèque (où du reste il n’y a que peu de livres et sous clés) nous sommes tombés sur un
second Dolla aussi beau que le premier " blanche blanche " à l’entrée de la salle Amadeus.

EN VOYAGE - 2001-08-16

helas rien ne marche sur le bateau impossible de vous envoyer compte rendu nous le ferons plus tard a naples ben et annie

suite - 2001-08-08

Georgette m'a dit que le bateau est en panne occupé par des grevistes anti mondialisation a Genes
annie est contente
moi j'attends pour voir

(suite) - 2001-08-05

triste ce depart j'aime pas partir
cela me sert me coeur
trop compliqué
me donne envie de pleurer
j'arrive plus a classer
j'ai peur

VACANCES ? - 2001-08-04

Ca y est, je prends des vacances pour la première fois depuis 30 ans. Comme ça m'angoisse, j'emporte avec moi mon Mac. Je pourrai ainsi vous tenir au courant des catastrophes.