BEN THÉORICIEN

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THEORIE DES CROTTES DU NEZ - 2015-04-25

ENCORE UNE THEORIE INVRAISEMBLABLE
une novelle théorie
quand vous êtes en rhume
ou même normalement vos narines fabrique des crottes
que vous enlevez avec un doigt
souvent l’index
cette petite crotte est faite de cellules mortes
issus directement de votre cerveau
ma théorie suppose que
dans les temps préhistoriques
certains homo sapiens mangeaient ces crottes
ma théorie est donc que
cet aliment a servi a développer le cerveau humain
je ne sais pas comment
et que les mangeurs de crottes de nez homo sapiens
ont supplantes les Neandertal
qui ne mangeait pas eux leurs crottes de nez
ceci dit tout ceci n'est pas scientifiquement confirmée
et n’est que une de mes théories invraisemblables
il faudrait faire des recherches pour confirmer
ou infirmer cette théorie
*
THEORIE SUITE ET EN DOUBLE - 2015-01-03
THEORIE
Cela ressemble à du bla bla créationniste etc
mais ce n’est pas cela c’est scientifique
le cerveau est en relation avec
l’univers
la vie est en relation avec l’univers
tout est en relation avec l’univers.

THEORIE
ATTENTION (DIFFICILE A COMPRENDRE )
DANS LE CADRE DE MES THEORIES INVRAISEMBLABLES
Je continue à théoriser sur
L’infiniment petit et l'infiniment grand.
si 100 fois plus grand égale
100 fois plus petit
Quelle est la taille de l’univers à l’envers ?
il y a t’il un univers à l’envers ?
DEUXIEME SUPPOSITION
Si le cerveau humain est un point 0
sur la balance du grand par rapport au petit
à partir de quel point on décide que cela
grandit et rapetisse ?
Une galaxie est-elle grande
Par rapport à une particule du boson de Higgs ou petite
à partir du cerveau de Hawkins, Einstein ?
TROISIEME SUPPOSITION
Imaginons qu’aux toilettes vous faites une merde
et que dans le monde « de l’infiniment petit »
cette merde équivaut à la taille d’une galaxie ou même d’un univers
dans lequel se trouve une galaxie avec
une planète ou quelqu’un fait une merde
et quà nouveau dans cette merde
se trouve une galaxie avec une planète ou quelqu'un fait une merde
Imaginons après que l’espace temps déformé
se retrouve renversé (up side down and Inside out )
et qu’aux toilettes parce que vous avez mangé
du riz l’univers s’arrête
4EME PROPOSITION
Le petit devient grand et
dans le grand on trouve le petit
qui devient grand
ab libitum

NOUVELLE PRPOSITION
Quand on éjacule c’est tout petit
Mais cela contient la vie des Spermatozoïdes
Donc de l’ego donc de la survie
je ne vais pas parler d’après l’éjaculation
c’est une affaire entendue il n’y que de l’ego
Par contre avant l’éjaculation
il y a le désir
qui vient du cerveau
qui vient lui de l’Omo sapiens
qui vient lui d’une bactérie
qui vient lui d’une comète
qui vient lui de moi en train d’écrire
qui vient lui d’un cerveau qui contient de l’ego
Encore de la vie donc de la survie donc de l’ego
Mais avant dans les atomes et les particules
Pas d’ego ?
ou scientifiquement indécelable ?
ou comme
Je le propose que de l’ego
Sous forme d’air, d’eau, de vide
pour le poisson il est dans l’eau
Pour l’humain il est dans l’air
Pour l’ego il est dans le vide de l’anti matière
Compris ?


THEORIE
Reprenons ma dernière théorie de l’infiniment petit
Rejoignant l’infiniment grand
Puis ma théorie que tout est en contact direct avec
L’univers
Entre autre parce que « tout » en fait partie

REVENONS SUR TERRE

JE CONTINUE A CLASSER MES THEORIES

Je continue à théoriser sur
L’infiniment petit et l'infiniment grand.
si toujours un x 100 fois plus grand égale
Contient son équivalent x1 100 fois plus JE CLASSE
L’infiniment impossible

JE CLASSE L’UNIVERS
Nouvelle théorie hypothèse
Tout est issue d’un « autre »
exemple simple
Vous êtes né de votre mère
(Valable pour toute espèce vivante)
Reproduction
x issue de l’autre
et maintenant si c’était pareil pour la matière
Pour l’univers ?


JE CLASSE LA VIE
En admettant que la vie
Soit diagnostic able
Une vie prit au piège de la vie
Sous un microscope
sur une table de laboratoire
est en vie
en voulant survivre

JE CLASSE LA MORT
Et si on pensait les tumeurs autrement
Que comme de méchantes excroissances
Qui apporte la mort

JE CLASSE LA GLOIRE
la gloire
Maladie dont toute l’espèce humaine est atteint
« la gloire » ce n’est pas contagieuse
il n’y a pas de vaccin
Elle est détectable quand le patient
Devient jaloux


JE CLASSE
que dans les bureaux
au pentagone au kremlin a l’Élysée
le changement climatique
C’est classer du prévoiement
S’adapter
et vendre des pommes de terre


JE CLASSE
Entre peuples
il n’y a pas de
du bien contre le mal
Des bons contre des mauvais
il ny a que de la survie
aux poids équivalent

JE CLASSE
petit
Quelle est la taille de l’univers à l’envers ?
il y a t’il un univers à l’envers ?

JE CLASSE
Si le cerveau humain est le point 0
sur la balance du grand par rapport au petit
à partir de quel point on décide que cela
Grandit et rapetisse ?
Une galaxie est-elle grande
Par rapport à une particule du boson de Higgs ou petite
à partir du cerveau de Hawkins, Einstein ?

JE CLASSE
Imaginons qu’aux toilettes vous faites une merde
et que dans le monde « de l’infiniment petit » cette merde
équivaut à la taille d’une galaxie
ou même d’un univers en expansion
dans lequel se trouve une galaxie avec une planète ou
quelqu’un fait une merde
et quà nouveau dans cette merde
se trouve une galaxie avec une planète ou quelqu'un fait une
merde
Imaginons maintenant que l’espace temps déformé se
retrouve renversé (up side down and Inside out)

JE CLASSE
Le petit devient grand et
Dans le grand on trouve le petit
qui devient grand
Ab libitum

JE CLASSE
L'univers est fait d'un ordre dans le désordre.
C’est-à-dire d’un désordre ordonné
Un désordre permanent
du petit dans le grand
de l’espace dans le temps
du temps dans le cerveau
du cerveau dans l’ego
L’ego dans la solitude
la solitude dans l’ennui
L’ennuie dans le temps
le temps dans l’accident
qui crée l’univers

JE CLASSE
N’oublions pas que « Univers »
est un « mot » un mot qui sort d’un cerveau
le ceveau dun’homo sapiens
Je propose alors que l’univers
N’est peut être qu’une partie d’un grand cerveau
qui contient des milliards de petits
Cerveaux contenant des milliards
D’interprétations de l’univers
Dont celle que vous êtes en train de lire.

*
JJE CLASSE L'UNIVERS - 2015-01-03
JE CLASSE
Je continue à théoriser sur
L’infiniment petit et l'infiniment grand.
si toujours un x 100 fois plus grand égale
Contient son équivalent x1 100 fois plus petit
Quelle est la taille de l’univers à l’envers ?
il y a t’il un univers à l’envers ?

JE CLASSE
Si le cerveau humain est le point 0
sur la balance du grand par rapport au petit
à partir de quel point on décide que cela
Grandit et rapetisse ?
Une galaxie est-elle grande
Par rapport à une particule du boson de Higgs ou petite
à partir du cerveau de Hawkins, Einstein ?

JE CLASSE
Imaginons qu’aux toilettes vous faites une merde
et que dans le monde « de l’infiniment petit » cette merde
équivaut à la taille d’une galaxie
ou même d’un univers en expansion
dans lequel se trouve une galaxie avec une planète ou
quelqu’un fait une merde
et quà nouveau dans cette merde
se trouve une galaxie avec une planète
ou quelqu'un fait une Merde
Imaginons maintenant que l’espace temps déformé se
retrouve renversé (up side down and Inside out)

JE CLASSE
Le petit devient grand et
Dans le grand on trouve le petit
qui devient grand
Ab libitum

JE CLASSE
L'univers est fait d'un ordre dans le désordre.
C’est-à-dire d’un désordre ordonné
Un désordre permanent
du petit dans le grand
de l’espace dans le temps
du temps dans le cerveau
du cerveau dans l’ego
L’ego dans la solitude
la solitude dans l’ennui
L’ennuie dans le temps
le temps dans l’accident
qui crée l’univers

JE CLASSE
N’oublions pas que « Univers »
est un « mot » un mot qui sort d’un cerveau
le ceveau dun’homo sapiens
Je propose alors que l’univers
N’est peut être qu’une partie d’un grand cerveau
qui contient des milliards de petits
Cerveaux contenant des milliards
D’interprétations de l’univers
Dont celle que vous êtes en train de lire.

*
POUR COINCER LA PARTICULE DE L'EGO - 2013-06-01
Quand on théorise il faut se dire
Que tout est possible
Ne pas refuser l'impossible

Je propose
Tout est ramifications réseaux
et la terre est un cerveau rempli de neurones
Qui part en ramifications
Les toilettes en font partie

Je propose ensuite
des duplications d’univers
Autant d’univers que de cerveaux

Je propose aussi
une théorie paranoïaque d’un univers
Pris dans un piège
Enfermé dans un filet « ego »
Dont il ne peut se sortir

Je propose
un Ego venant cette nuit m’expliquer
dans un rêve
Qu’ego existe mais se trouve perdu
Dans une chaine de poupées russes
L’une dans l’autre
et les plus petites devenant toujours plus grandes

Je propose que si
Ego est le chiffre 1 qui donne 2 puis soit on double et c’est -4 – 8—16—etc nombre d’univers
Chacun est un 1 qui donne tout

Je propose :
Pour expliquer l’univers
Je me suis retrouvé
Dessinant des boules dans des boules
Une boule contenant une autre boule
La plus grande enveloppant la dernière
et plus petite entrant dans la plus petite

Je propose
que les toilettes, parce que partie d’une ramification
réseau quand on s’en sert
et qu’on tire la chasse
se transforme en un lieu de transmission de messages
d’informations avec le reste de l’univers.

Je propose que
Ego produit de la mémoire qui produit
des souvenirs
qui eux produisent et reproduisent de la mémoire

Je propose que
parce que je suis malheureux
que cette nuit
j’ai eu l’idée d’une autre explication de l’univers
et qu’elle m’a échappée
Il faut la retrouver
perdue dans un trou noir immense
A trois millions d’années lumières d’ici

Je propose que
la mémoire se retirant de l'égo
on suppose qu’Alzheimer déçu de l'égo
se retire par ego d’être un égoïste

Je propose que
l'égo peut-être en guerre avec l'égo
guerre qui le stimule
et il abandonne le combat quand
(un autre ego en lui)
l’informe que
« C'est pas la peine »

Je propose que
pour exister l'ego
se connecte à l'égo des autres
Donc lien entre mon cerveau et celui d'un autre
« L’enfer c‘est les autres »

Je propose que
cette connexion entre egos
même si elle ne se passe
pas physiquement
est connection de pensées
donc de particules d’egos
mots dits

Je propose que
je vous mette au défi de trouver
un mot qui ne puisse être relié à l’ego
Evolution
Mutation
Création
Prétention
humain
animal
Idiotie
Méchanceté
Imagination
Faim
Sexe
Politique
Salade de fruits etc
etc

Je propose que si
le classement c’est l’homme
crée c’est ajouter de la matière
du contenu
au classement précèdent.

Je propose donc
que quand le cerveau se souvient
de ce qu’il vient de lire
L’agencement des particules de son ego
change l’univers de place
le poussant légèrement à gauche.

J'aime bien être seul
Pour penser
et pour écrire.
Même si je perds mes mots

Je propose que
je me demande si
dans la mesure où
le cerveau peut créer l'égo
et que l'égo crée le cerveau
Si l'égo a créé le cerveau
L’ego peut-il être à la fois le cerveau et
autre chose en dehors du cerveau ?

Je propose
Simple exercice
Penser à la lune
Penser à la mort
Penser à une vache qui ne serait pas morte
mais vivante et morte à la fois sur la lune.

Je propose de
se poser la question
si l'univers
Dans un espace temps sans ego
serait un trou noir.

Je propose
comme théorie que
l’univers serait né d'un coma éthylique
Explication :
il y a un cerveau qui ne pense à rien il boit
il boit un verre, puis deux, puis il tombe en coma éthylique dans le coma
il invente ou crée l’univers,
dans lequel il est assis à son bureau, en train d'écrire ceci.
Débrouillez-vous.
Sachant que
le type au coma éthylique :
avait des trous de mémoire,
et a confondu 13 milliards d'années,
avec "vous me devez 13.000 euros"
que lui réclamait le médecin à l'hôpital psychiatrique.

Je propose de chercher à savoir
si au début des temps
au début du big bang,
il y avait une bouteille de whisky
la masse manquante dans l'univers,
Pourrait être alors de l’alcool
Faut-il encore le prouver

Je propose d’envoyer
un scaphandrier descendre
de plus en plus profond
Dans le puits de l’ego de ma tête
et que si je lui demande
« Mon beau scaphandrier que vois-tu dans
Ma tête »
il me répond : « je vois l’univers
« l’univers ? »
et de quoi cher scaphandrier est-il fait
de ton ego celui qui pose la question.

Je propose que
si tout est classement
et le classement c’est de l’ego
partie du « moi je classe »
Donc le système solaire,
les neurones etc.
mes calculs au rein
et mes calculs pour fuir
font partie d’un classement
donc d’ego
Par contre si tout était aléatoire
L’ego disparaîtrait dans le hasard
A moins que je puisse classer l’aléatoire
sur l’étagère à la lettre (aléatoire)
ou h (comme hasard)
ou c (comme chance)

Je propose
Qu’Hawkins me dise :
« Ton cerveau se projetant dans l'avenir
le prévoit l’imagine donc crée l’univers »
et que je lui réponde
oui mais si notre passé invente notre futur
pourquoi Annie ne fait-elle pas du strip tease
et Hawkins me répond
« Pour cela
il faut lui acheter des bottes avec talons aiguilles léopard
Ben
Je la préfère en bas résille noirs
Hawkins :
L’explication de l’univers se fabrique
En ajoutant une explication
Aux explications passées de l’univers
Admettons qu'on soit dans un univers tunnel temps
Cela peut être un vrai tunnel ou un faux tunnel
Le cerveau créé ou observé la réalité qui change dans le tunnel et le prolonge avec annie en talons aiguilles léopard et bas résille
Ben :
Si tu proposes un tunnel moi je propose Annie nue
L’univers est dans ma tête dans le tunnel espace temps
Elle enlève ses bas résille mets les talons aiguilles léopard et
vient vers moi toute nue
A libitum

Je propose que
Si mon cerveau parle,
C’est qu’il peut se parler à lui-même,
C’est-à-dire : se donner des instructions,
Comme déjà
Il donne des instructions
aux neurones pour interpréter le monde.
Pourquoi pas alors lui dire
Qu’il communique avec la partie du cerveau
qui contrôle le cerveau.
le cerveau du cerveau.
et lui donner pour ordre
De changer la couleur du ciel

Je propose que
La « pensée » est une matière composée de particules d'ego, qui se colle et se décolle.
Se forme en tas et se déforme
ils peuvent être parfois inactifs, pas de pensée,
ou d’autres fois s'assemblent pour créer
interpréter le monde

Je propose que
plus on s’intéresse, au nano et au quantique,
plus la recherche de la particule de la pensée (de l'égo) devient possible.

Je propose que
Avoir son ''avis'' ou ''savoir''
Théoriser etc
c'est la réunion de plusieurs millions de particules d'ego.
Ces particules d’ego
En admettons que nous pouvons les définir
Sont ils fabriqués par le cerveau?
où est ce le cerveau
qui est fabriqué par ces particules d'ego....


Je propose que
La maladie mentale gagnant du terrain
Il faut aller chercher les explications de l’univers
chez les bi-polaires
les autistes, les paranos, les deviants


Proposer aux autistes des exercises sur l’explication de l’univers
qui est Dieu ?


J’ai un surplus de glies qui bouche mes neurones avec du calcium inutile

Pour comprendre l’univers il faut libérer l’homme de son crâne

J’étudie le coefficient d’ego contenu dans
tout ce qui vit
un champ d’investigation énorme
qui grandit au fur et à mesure
que je m’y intéresse.

Je propose
de remplacer le post modernisme
Par la théorie de l'ego
Seule particule existante.

Je propose de
lâcher la bride à mon ego
et le laisser dire
et lorsque Lyotard et même son contradicteur Maffesoli
expliquent la société
sans prendre en compte
comme moteur principal, leur « ego » Mr Ego
Il leur manque le chainon
qui place l'homme dans l'univers.


Je propose que
Quand les sociologues ethnologues
Psychologues
prennent pour matière à étudier
Le groupe, la famille, les individus etc
en omettant de les rattacher à de l'ego
L'égo est le fantôme toujours présent

Je propose que lorsque
Jean Baudrillard (puisqu'il faut me servir de noms propres)
dit de l'idéologie « qu'elle est partout »
Il oublie de dire que l'idéologie se déplace
Se baigne dans l'ego
y compris son propre ego qu'il ne veut pas voir.

Je propose que
lorsque les intellectuels produisent des idées
Qu'ils croient réelles
ce réel est fait de leur égo
une loupe qui regarde une autre loupe.

Je propose que lorsque
ces intellectuels se disputent « le savoir »
que leur loupe regarde
pour vérifier s'ils sont en premiers
Ils oublient l'élément le plus important
qui dirige leur loupe : leurs egos

Je propose que
Les sociologues qui se creusent la tête
pour trouver les mécanismes
de ce qu'ils nomment le « pouvoir »
pour expliquer
classes - économie - société - révolutions etc etc
oublient que « le pouvoir »
n'est qu'un des rouages de « ego »

Je propose donc
que mon cerveau ego jaloux
leur donne des notes
Michel Crozier 2'5/10
Luc Boltanski 3,2/10
Edgar Morin 2/10
Foucault 3/10
Michel Crozier 2'5/10
Alain Touraine 1/10
Bourdieu 4/10
Raymond Boudon 6/10,
que j'aime bien à condition qu'il
remplace « rationnel » par « égoïste »

Dernière proposition
je propose que
A BLOIS A LA FONDATION DU DOUTE
on étudie
et on essaye de cerner
le coefficient d'ego contenu dans
tout ce qui vit
un champ d'investigation énorme.



*
LE CERVEAU UNIVERS CREATEUR DUNIVERS - 2012-03-18

BEN THEORICIEN IMPORTANT
Après avoir vu le film
Sur Einstein et Newton
Mon ego a théorisé
une nouvelle explication de l’univers
Dont j’aimerais en parler avec philippe lahure
qui vient a mes débats
Ma théorie est que pour pour
faire la jonction entre
entre l’infiniment grand
(big bang et les milliards de galaxies qui nous entourent)
Et l’infiniment petit (quantique)
Il suffit de fermer les yeux pour avoir un noir complet
Qu’est-ce qu’on voit ?
On voit des filaments ou des points
Mais jamais un noir complet
Première explication
Ce n’est que de la lumière qui glisse entre les doigts et les paupières
Mais si on est dans le lit et qu’on met une couverture sur sa tete
Qu’on ferme les yeux et qu’on regarde
Les mêmes lignes et les mêmes filaments apparaissent
Et même si on se met dans une chambre
Hermétiquement fermé
Et qu’on bande et ferme les yeux
On voit toujours ces filaments et ce brouillard
Parfois avec une boule au milieu qui se transforme en filaments et redevient une boule
Explication
1 pour le cerveau dans le cerveau
Le noir complet n’existe pas
2 il faut expliquer ces filaments
par contre si je suppose que l’individu est mort et que je lui ferme les yeux on peux supposer qu il ne voit rien
Ce sera un noir complet
Donc tant qu’il y a de l’ego ( de la vie)
il y a du noir incomplet
Une explication :
et si c’était
AUTRE DIMENSION DE LA REALITÉ
Qui ferait rejoindre le big bang et l’infiniment petit ?
Une dimension du cerveau
Composé d’égo
Cette théorie rejoindrait mais ne coïnciderait pas la théorie
Du solipsisme de Bercklay
que seul l’ego existe
ma theorie suppose que toutes les formes de vies contiennent des stratégies incroyable de survie
La vie des plantes
La vie des poissons
La vie des insectes
le démontre
dans ces conditions
La stratégie de survie des humanoïdes
Contient entre autres
La recherche de théories et d’ explications de l’univers
Et dans ces conditions
Théoriser devient survie
Vous comprendrez que dans ces conditions d’ego
Il mest impossible de continuer a faire semblant d’aimer l’art

BEN THEORICIEN
décidément mon cerveau s’arrête pas
Chaque nuit une nouvelle théorie
Si il y a surpopulation pour l’espèce humaine
CertainS ethnologues pensent que les guerres régulent les populations
Je vois un autre engrenage
Et si dans 50 ans 100 ans l’attitude envers la mort change
J’écoutais Choron sur you tube
il provoquait en disant que plus il y a de morts
Plus il y a de la place pour les autre
Rien ne nous dit que dans 200 ans le suicide ne sera pas à la mode
les gens se suicideront naturellement comme aller faire les courses peut être que dans 100 ans on fêtera les suicides comme des anniversaires de départs

*
3 MAI 2008 TOUT EST EGO BERGAMO - 2009-11-13


IER TEXTE ENVOYE LE 3 MAI 2008

TOUT EST EGO
Ben à Bergamo
chez Studio Arte de Fioretti
encore une expo
une expo sur lego
de toute façon tout art est ego
même si l'expo avait concerné le fromage
cela aurait été de l'ego

TOUT EST EGO
Difficile de préparer une expo sur l'ego
sans me regarder dans le miroir
alors je me regarde et je dis
Ben j'en ai marre de ton ego

TOUT EST EGO
vouloir être différent
vouloir montrer
vouloir plaire
encore de l'ego

TOUT EST EGO
Décidément je ne peux me débarrasser de mon ego
je signe je date
encore de l'ego
mais je ne suis pas seul
il n'y a pas le moindre petit morceau de vie sur terre
végétale, animale ou humaine
qui ne soit pas ego

TOUT EST EGO
les gentils
les puissants
les lâches
le hypocrites
les collectionneurs
les musées

TOUT EST EGO
Dès que quelqu'un dit : "moi" ou je...
" je veux un verre d'eau "
c'est de l'ego

TOUT EST EGO
Soeur Thérésa qui va devenir sainte
ego
Lumumba, le Ché qui font la révolution
de l'ego

TOUT EST EGO
il y a longtemps de cela il y avait des pierres
un jour il y a dix millions d'années
un minuscule extra terrestre
est arrivé sur terre
cherchant à survivre
il crée plantes, animaux, végétaux
et un mammifère = l'homme
qui par ego
aimerait aujourd'hui exposer et
remettre en question son ego

TOUT EST EGO
culture - création - art
musique - peinture
science- boucherie - papeterie
politique - critique d'art
que de l'ego

TOUT EST EGO
les artistes connus : ego
les artiste inconnus ratés : ego aussi
les artistes anonymes ego
la télé ? de l'ego pour des egos
la Ciciolina nue : ego
Berlusconi chante l'ego

TOUT EST EGO
au bar Paul me dit
Le monde est rempli d'égoïstes
qui ne pensent pas à moi !"
ego

TOUT EST EGO
Si on enlève à l'art
la décoration, le talent,
la matière
le savoir
le superflu
il ne reste que l'ego

TOUT EST EGO
difficile à exposer l'ego
ne rien montrer : ego
montrer n'importe quoi : ego
être mauvais exprès : ego
juger les autres : ego
ne pas juger les autres : ego
la vie de tous les jours
les remarques d'annie ego

TOUT ESTEGO
le sexe est ego
je te veux
je t'aime
je je je

TOUT EST EGO
les autres qui me regardent
c'est Sartre qui dit
« l_enfer c_est les autres »
c_est mon ego qui existe dans
le regard de l'ego de l'autre

TOUT EST EGO .
quand Jésus dit :
aimez-vous les uns les autres,
et se laisse crucifier pour nous sauver
du super ego
la preuve il ajoute je suis LE FILS DE DIEU

TOUT EST EGO
quand l'ego se regarde
réfléchit, se gargarise
fait de la philosophie
encore de l'ego

TOUT EST EGO
quand Freud dit
« le moi le non moi le sur moi »
c'est l'ego de Freud
qui crève l'abcès de l'ego de l'autre

TOUT EST EGO
quand l'artiste minimal dit
"less is more"
Ben dit : si vous épurez l'art de tout son superflu
il ne reste que l'ego
j'expose donc l'ego je signe l'ego

TOUT EST EGO
On peut être artiste du dimanche
peindre des fleurs
ou comme Lavier, mettre un frigidaire sur un autre,
être Kandinsky et inventer l_abstrait,
Monnet qui fait de l_impressionnisme
Warhol qui propose l_attitude,
Duchamp avec son Ready Made
c'est toujours de l'ego

TOUT EST EGO
quand Ben dit
je suis l'artiste le plus important du monde
parce que celui qui ramène l'art
à son plus petit dénominateur commun l'ego
c'est encore de l'ego

TOUT EST EGO
quand l'espèce humaine
ne peut se débarrasser de son ego
de son impérialisme
de sa loi du plus fort
et se suicide
c'est encore de l'ego

ALORS SI TOUT EST EGO
samedi 27 octobre à la galerie
Studio d'Arte de Fioretti
à Bergamo
Ben chirurgien de l'ego
un bistouri à la main
autopsiera votre ego


*
2006 TEXTE "LES AUUTRES ET MOI "GAL MARLBOUROUGH MONACO - 2009-11-13
MOI ET LES AUTRES OU VICE VERSA

Il me faut travailler ce matin sur un texte
pour mon exposition chez Marlborough
Un soucis de plus
le thème de l'expo c'est « LES AUTRES »
Ok
c'est « le regardeur qui fait le tableau »
Duchamp l'a dit
Ok va donc aussi pour
l'horrible constat « L'art c'est les autres »
« On n'existe que par rapport aux autres »
et si les autres n'existaient pas
je n'existerais pas.
Oui mais et le bonheur ?
qu'est-ce que le bonheur ?
pourquoi parler ici de bonheur ?
je suis petit parce qu'il y a plus grand
je suis sâle parce que il y a plus propre
suis-je heureux parce qu'il y a plus malheureux ?
revenons à l'art et au texte du catalogue
Elena veut une biographie
c'est important pour les galeries
Les lieux prestigieux où j'aurais exposé,
Les grandes collections qui possèdent un Ben
tout cela me met mal à l'aise.
mon art à moi est de remettre cela en question
de chercher les limites de l'art.
Obliger quelqu'un qui travaille sur la non gloire à parler de gloire…
LES AUTRES veulent tout savoir
OUI MAIS QUI EST AU JUSTE BEN POUR LES AUTRES ?
Bon voilà : je suis
Benjamin Vautier dit Ben,
casier judiciaire vierge
défend les autonomistes Bretons, Basques, Corses, Occitans
« always trying to do or find something new »
il dit qu'il est contre l'impérialisme des forts sur les faibles
mais il doute,
parle anglais, italien, allemand, français,
a oublié le turc et le grec
aurait aimé être un arbre
l'art le rend triste (parfois)
Il ne croit pas en Dieu mais au big bang
dit du mal de Bush
jaloux de la gloire de Boltanski et de Beuys,
préfère les pâtes au riz
interested in theorys on cultures on chaos
aimerait que l'Etat le reconnaisse comme un grand théoricien
a peur de se laisser manipuler
par une femme sexy jouant à être amoureuse
regarde les belles femmes dans la rue
aime Duchamp, Cage et Isou
difficile de l'acheter
somme minimum pour le faire trahir
2 millions de dollars
bon pédagogue
répète toujours le même discours
paranoïaque, voit des flics partout
aimerait faire un film porno
a changé de voiture, roule en Partner
bois du Campari
voilà l'ensemble de ces informations peut servir à l'Etat et à
Dieu pour savoir si je mérite l'enfer, le purgatoire ou le paradis.
A propos
pourquoi ferais-je semblant de m'intéresser AUX AUTRES ?



LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
je suis très content qu'on ait choisi ce thème.
Car la réalité c'est les autres

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
Puis-je proposer à L'AUTRE qui me lit de
- tomber amoureux,
- ne plus faire d'art
- ne pas juger
- passer inaperçu
- se suicider
- être naturel
- copier ?

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
l'oeuvre d'art ultime
ce n'est pas le porte-bouteilles de Marcel Duchamp,
ce n'est pas le carré noir de Malevitch,
ce n'est pas une abstraction de Kandinsky
c'est le tableau : Regardez-moi cela suffit.
Pourquoi ?
parce que derrière le carré noir de Malevitch,
derrière La Joconde de Léonard de Vinci,
derrière les tournesols de Van Gogh
il y a écrit en grand :
vous L'AUTRE regardez-moi svp..

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
Les autres ce n'est pas un sujet si drôle
parce qu'on ne peut pas se passer d'eux
plongé dans l'angoisse des autres
cette dépendance à l'autre
se transforme souvent en haine des autres

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
J'aurais voulu être amoureux comme Appolinaire,
courageux comme Cravan,
seul comme Céline,
menteur comme Cendrars,
sâle comme Leautaud,
vrai comme .....
Je ne trouve personne de vrai.

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
c'est vrai,
difficile d'être un autre.
je voudrais changer
mais impossible d'être un autre.
à la plage, je m'ennuie toujours


LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
En classant mes archives je me suis demandé :
que devient Acconci à propos ?
Tiens un catalogue de Journiac !

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
Je n'aime pas l'espèce humaine,
je n'aime pas Ben non plus.
j'ai beau dire je m'en fous, on ne s'en fout jamais.

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
David Vincent m'a dit
Attention
ils ont pris notre apparence et vivent tous à Monaco
n'avez-vous pas remarqué qu'à Monaco
ils ont tous cinq doigts à la main droite et pas quatre comme nous tous ?

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
je suis moins authentique et libre que Basquiat
je suis moins inventif que Picasso
j'ai moins d'imagination que Combas
je suis moins honnête que Brecht
j'ai moins de charme que Frédéric Roux

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
j'ai souvent des crises d'asthmes
dès que je rentre dans un musée,
parfois dans une galerie d'art,
je commence à tousser
je ne comprends pas
que se passe t'il ?
est-ce le stress ? la jalousie ?
est-ce parce que l'art m'emmerde ?

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
et pourtant j'ai besoin de l'argent des autres
c'est l'autre qui regarde ce tableau
c'est l'autre qui lit ce texte
c'est l'autre qui se dit « c'est pas mal »
je vais le mettre au mur chez moi
pour rendre les autres jaloux

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
En fait comme a dit mon ami (Berkeley le solipsiste)
les autres n'existent pas
c'est moi qui les ai imaginés
je suis seul (avec Berkeley) dans l'univers
oui mais
que vont penser les autres de mon expo ?


LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
Si les autres n'existaient pas,
imaginez tout ce que j'aurai dû réaliser à leur place
la Basilique Saint Pierre de Rome,
les pyramides,
la navette Columbia,..etc

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
quand la nuit l'artiste se décortique et se demande mais qui suis-je ?
il découvre son ego.
Et dans son ego « une salle pleine d'autres egos »
je suis, dit-il, parce qu'il y a l'autre

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
Au début des temps Dieu s'ennuyait alors
il créa l'autre mais étant vite jaloux de l'autre il lui pris sa femme,
son argent, son pouvoir.
et l'autre fit des enfants pour se venger.

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
Mon fantasme c'est d'être dans la peau d'un autre,
à Istamboul dans un hammam
entourée de femmes nues
et pourtant je ne suis peut-être
moi-même que le fantasme d'un autre
je suis ataché dans le coffre de la rolls de Botero
dans le parking Albert 1er

LES AUTRES TOUJOURS LES AUTRES
Duchamp crée le porte-bouteilles pour se démarquer des autres
(son frère François Villon)
Gauguin a quitté les autres (les siens) pour retrouver les autres
Yves Klein meurt d'une crise cardiaque après avoir
vu un film qui faisait rire les (autres)




ET SI POUR LE VERNISSAGE

Le thème de l'expo c'est « les Autres », c'est-à-dire, entre autres, vous.

Et si pour le vernissage
Je me faisais remplacer par un AUTRE
Et si le jour du vernissage
Je m'installais à une table avec des formulaires demandant aux invités de les signer en me désignant légataire universel de leur fortune ?

Et si le jour du vernissage
J'installais une balance et que les belles Monégasques ôtaient discrètement derrière un paravent leurs sous-vêtements pour les déposer sur un des plateaux jusqu'à me donner l'équivalant de mon poids, assis nu
sur l'autre plateau de la balance ?

Et si pour le vernissage
On plaçait dix artistes assis sur des fauteuils rouges
Au centre de la galerie en tant qu'œuvre d'art
et que les collectionneurs leur tournaient autour ?

Et si pour le vernissage
En guise de feu d'artifice
Le frère de Ségolène coulait à 20h33 tous les yachts du port de Monaco ?

Et si le jour du vernissage
On invitait des sados et des masos et qu'à 18h33, on plaçait les sados à gauche et les masos à droite et que tous se regardent ?

Et si le jour du vernissage
J'installais de grands miroirs pour que les « autres » se voient dedans ?

Et si le jour du vernissage
Je traversais le port de Monaco à la nage ?

Et si le jour du vernissage, je projetais un film « mille heures de la télé surveillance de Monaco » mises bout à bout ?

Et si le jour du vernissage
Je faisais venir en avion 12 clochards de la rue de Seine
Pour les installer avec chiens et couvertures
Devant la galerie Marlborough et le café de Paris ?



CONVERSATION ENTRE L'AUTRE ET MOI

L'AUTRE M'A DIT
tu veux que je te dise
je ne comprends pas pourquoi
on fait un tel fromage de ce que tu fais
n'importe qui peut faire ce que tu fais
tu penses trop à toi
ALORS J'AI DIT A L'AUTRE
je pense surtout
à ce que les autres pensent de moi
ALORS L'AUTRE M'A DIT
ta femme qu'est-ce qu'elle en dit ?
je parie qu'elle veut la gloire pour toi
que tu sois aussi connu que Buren ?
ALORS J'AI DIT A L'AUTRE
la gloire c'est trop de soucis
ALORS L'AUTRE M'A DIT
l'important c'est de leur faire croire que tu es un placement
t'as qu'à ne pas faire n'importe quoi
ils achètent pourvu que cela soit signé
ils ne pensent qu'au fric
tu as un attaché de presse ?
c'est indispensable
ALORS J'AI DIT A L'AUTRE
je ne sais plus qui je suis
parfois je crois que
je suis plus important que ce que je crois
Et parfois je me trouve bidon et faux
ALORS L'AUTRE M'A DIT
on parle plus de Botero et de Sosno que
que de toi
tu dois être prétentieux et jaloux
ALORS J'AI DIT A L'AUTRE
Tu as raison impossible d'arrêter de penser aux autres
ALORS L'AUTRE M'A DIT
Arrête ton char Ben, Hurle
cet acte créateur qui est le produit de ton ego
ton moi, ton sur-moi, ton agressivité etc.
apparaissent de toute façon dans ton boulot
ils sont là sous forme de jalousie, ambition, névrose etc.
mais cela c'est l'enveloppe de l'art pas l'art
un conseil oublie les discours
fais le pitre - trouve du nouveau - étonne - divertis
ALORS J'AI DIT A L'AUTRE
Tu as raison
L'art c'est de la petite boursouflure,
c'est le miroir dans lequel les bourgeois se regardent
s'aiment et se trouvent intéressants
il faut leur faire croire qu'ils ont trouvé du nouveau.



ASSIS AU SOLEIL SUR LE FRONTON DE SON YACHT
AMARRE A MONACO, LE GRAND ARTISTE BEN PRIT
ALORS UN CIGARE DE CUBA, UN VERRE DE WHISKY ET DIT

Oui C'est bien ça, lorsqu'en 1964 j'ai commencé à m'intéresser
à la modestie, à l'importance de la non importance,
aux détails simples de la vie, c'est quand j'ai voulu quitter
la réalité de ma voie unique pour me fondre dans la masse,
me faire papillon. Nombreux sont ceux qui ont pensé cela impossible, comme si De Gaule avait voulu se faire passer pour le Président Coty.
J'ai néanmoins réussi regardez je suis aujourd'hui invisible.
Reste le problème des femmes, elles ne sont pas
toutes amoureuses de moi et je ne comprends pas pourquoi.
C'est un mystère.

LE PRINCE DES CRITIQUES D'ART LUI DEMANDA
ALORS : OUI MAIS LA CELEBRITE DE VOTRE NOM
DOIT PESER SUR VOTRE PRESENT ?

C'est vrai avoir réussi à être différent
sans rien faire c'est lourd à porter.
Hélas je ne peux rien changer je suis pris dans
l'engrenage du non art comme un poisson au filet de l'art
et bien que je préfère regarder les femmes dans la rue que l'art
dès que mon regard se pose sur elles
ou même sur la table d'un bistrot : abra cadabra tout se transforme en théorie.

C'EST ALORS QUE DERRIERE BEN, DE LA CABINE DU YACHT, ANNIE EN STRING SORTIT ET DIT : VOUS ME FAITES RIRE AUJOURDHUI CELA S'APPELLE DE L'ART D'ATTITUDE

L'art d'attitude se situe dans le cadre linéaire
d'une histoire de l'art occidentale qui se veut un nouveau de plus, après Duchamp, Dada, Zen, Cage, et Fluxus.
L'art d'attitude apparaît lorsque dans l'œuvre de l'artiste l'attitude envers l'art, la vie prend le pas sur le produit esthétique.
L'art d'attitude se démarque de l'art conceptuel des années 1960 à 1970 qui s'est transformé en astuces formelles.
L'art d'attitude a des matériaux qui lui sont propres :
la vie, l'angoisse, la gloire, l'ego, l'art lui-même.
Ainsi, les artistes d'attitude produisent des tentatives anti-ego
construites à partir de leur ego comme des papillons autour d'une lampe.
L'artiste d'art d'attitude se pose beaucoup de questions.
Comment faire du nouveau sans que ce soit nouveau ?
Qu'est-ce qui est laid si tout est beau ?

LES AUTRES
A force de penser
et de repenser à l'espèce humaine
elle perd toute importance
fort ou faible
mort ou vivant
it's all kiff kiff

LES AUTRES
mon fantasme c'est
de devenir le fantasme
de ces deux femmes
qui seules dans ce train,
vers Venise
me regardent
une doit être Suédoise
Et l'autre Japonaise

LES AUTRES
Tous des rats
tous des anges
tous pathétiques
tous cruels
tous naïfs
tous sans espoir.

LES AUTRES
Mais que vont penser
les autres de mon expo ?

*
BEN ART ET ETHNIES POUR LA REVUE AXE SUD (198?) - 2009-11-13


AXE SUD. - Ben, on f'a connu fervant défenseur de l'avant-garde, du nouveau en art. Aujourd'hui i/ semblerait que tu t'intéresses aux ethnies. Cela entend-il que tu abandonnes la créahon et /e nouveau ?

BEN.- C'est faux, je m'intéresse encore plus à la création à l'art moderne aujourd'hui qu'hier, et c'est justement ma recherche pour trouver certaines réponses à des questions que pose la création qui m'on inscité à prendre en considération l'importance des cultures et des ethnies.

A. S. - EJrplique toi.

B.- Permets-moi une image: en fait l'activité artistique dite d'avant-garde que nous connaissons n'est que l'écorce de la terre. Pour comprendre l'évolution et la formation de celle-ci il nous faut analyser le soussol. Et le sous-sol de l'art c'est la dynamique des cultures, des peuples. En fait, I'art que l'on voit dans les expos, les musées, les revues n'est que la partie hors de l'eau d'un iceberg, les 3/4 de ce qui détermine l'art est sa partie statique. Elle bouge, elle a un passé, un présent et va avoir un futur. L'ethnie Kurde existait il y a 10 000 ans, existe aujourd'hui en 1983, existera dans 150 ans. La situation mondiale de l'art contemporain n'est que le résultat des rapports de forces entre les ethnies du monde.
Donc, I'antropologie culturelle est l'une des clefs qui me permettra de comprendre le pourquoi de l'art moderne d'aujourd'hui et ce que sera l'art moderne de demain.

A. S.- Mais ce/a s'appelle l'étude des civillsations. Nhs-tu pas en train de retourner a l'école ?

B.- Non, car à l'école la relation avec le présent n'est pas faite. On découpe les civilisations en tranches avec des points finaux. Pour moi Louis Xl, Napoléon, Jules Ferry ne mettent pas un point final aux peuples bretons, basques, occitans. Car comme je vous le disais l'lceberg est toujours là. L'étude des civilisations d'après moi s'intéresse aux évènements et oublie l'énorme potentiel de mémoire collective dont les cultures sont composées.



*
2003 FEV - INTERVIEU BEN TERRANTO - 2009-11-13
INTERVIEU BEN TERRANTO

Comment Benjamin Vaultier a décidé de devenir Ben ?

Ma mère, quand j'étais petit, me criait « Ben, vient là ! », « Ben, à table ! » parce que Benjamin, c'était trop long à prononcer et cela ne marchait pas à la première écoute... Je l'ai donc gardé en guise de prénom. En fait, il y a plusieurs significations à ce diminutif. D'abord, parce que j'étais le plus petit de la famille et ensuite parce que mon arrière grand-père, Benjamin était un peintre célèbre en Suisse. Il fallait donc qu'il n'y ait aucune confusion possible. Si bien que si je m'étais appelé Chris, je n'aurais peut-être jamais été artiste...Va-t-on savoir ! Quand ma mère a divorcée de mon père, je devais lui écrire régulièrement de mes nouvelles, mais comme j'avais la flemme, je me contentais de lui envoyer des dessins. Un cow-boy ou un bateau suivant l'inspiration. Elle me disait : «Comme tu dessines bien »…mais dans le fond, je savais qu'elle aurait préféré une jolie lettre. J'étais devenu, sans le savoir, l'enfant de la culture… Dans les familles de mes parents, tout le monde était très sensibilisé par l'Art. Les enfants s'imprègnent toujours inconsciemment du discours des adultes. C'est parfois dommage mais c'est tellement vrai…

Quel a été votre premier objectif ?

Je suis né exhibitionniste, c'est évident. Tout petit déjà, j'aimais me faire remarquer. Je voulais être le centre de tout. La communication a tout de suite été mon premier objectif afin d'étonner les autres et d'attirer leur attention sur tout ce que je faisais. Par exemple, au début du mouvement des « nouveaux réalistes », je me suis demandé, quel objet, quelle chose n'avait pas encore reçu de signature. Les boîtes de soupe Campbell, trop tard, Warhol en avait pris le monopole, les violons découpés, Arman en était le maître… En fait tout avait déjà été transformé et commercialisé à l'exception des mouvements usuels comme « des coups de pied ». Alors j'ai décidé que je signerais désormais : « le coup de pied » ». Je voulais faire du nouveau à tout prix car pour exister, il faut déjà avoir un ego déjà totalement présent.
.
Jusqu'où auriez-vous été pour être « connu » ?

J'étais authentique et je voulais de la nouveauté sinon je ne me serais jamais aventuré dans cette galère…J'allais très loin dans ma démarche. Une fois, à force de bouillonner d'idées, je me suis cogné la tête jusqu'au sang. Là, j'étais satisfait et je me suis dit : « tu viens de créer une œuvre d'art contemporain, importante… ».




J'avais beaucoup réfléchi au thème de l'ego et du non-ego. Si mon échafaudage mental tenait le coup, je pouvais aller au-delà des limites imaginables. Si l'on agit que pour le tape à l'œil pour épater la galerie, c'est nul et dénué de tout fondement. Actuellement, mon travail ne me plait pas, car je n'arrive pas à déceler l'épine dorsale qui tiendrait tout cela debout. Mais je vais trouver la solution… Je n'ai pas encore exploité toutes mes ressources. A tout édifice correspond des fondations. Avant, j'avais décidé que : « tout était Art ». Alors, je clouais n'importe quoi au mur et j'étais satisfait. Aujourd'hui, il y a une plus grande remise en question de mon travail avant d'y mettre un point final et d'y apposer ma signature.

Le monde de la nuit vous a permis dans les années 1955 de rencontrer Yves Klein. Que s'est-il passé à ce moment là ?

Je l'ai rencontré dans ces années-là, mais je ne le connaissais pas. Ce n'est qu'en 1960 que tout s'est déclenché. Nos rencontres intellectuelles avec apports et transformations ont eu lieu à cette époque. Un jour Yves Klein est passé devant ma librairie, et il a vu « les bananes » que j'avais exposées dans ma vitrine. J'en étais très fier, et je pensais étonner tout le monde avec ces dessins. Il est venu me voir, et ma dit : « les bananes c'était fini mon vieux. Il y a longtemps que c'est foutu… » Pourquoi ? Il m'a répondu : « En ce moment, je travaille sur des monochromes et au poker, cela vaut quatre as, tandis que tes bananes c'est de l'abstraction qui ne compte pas plus qu'une paire de deux… »
J'ai compris qu'il fallait faire une rupture. Selon les conseils de Klein, j'ai abandonné l'idée de rechercher des formes abstraites pour me diriger, moi aussi, vers l'appropriation.

La ville de Nice était-elle prête à recevoir de telles émotions culturelles ?

A Nice, les gens pensaient qu'il ne se passait rien, mais c'était faux. Il y avait des artistes qui créaient, mais ni les galeries, ni les musées, ni le public ne suivaient. J'ai vécu des rencontres qui ont changé ma vie et ma vision d'aborder le quotidien. Après avoir reçu le choc Klein, j'ai discuté avec Pialla dans un café. Je lui ai soutenu qu'il devrait abandonner la couleur, il m'a répondu que je faisais fausse route puisque Matisse pour ses « tiroirs » utilisait la couleur… Nous sommes restés chacun sur nos positions… Nous vivions en cercle fermé et échangions des propos intenses.






Tout le monde se rencontrait, se connaissait et montait au créneau. Nous étions tour à tour bouleversés, ulcérés, tellement nous polémiquions jusqu'à atteindre une sublime agressivité… J'avais un petit magasin où l'on montait à l'étage pour nos réunions improvisées. N'importe qui ayant créé la nouveauté avait le droit de venir exposer chez moi. Ici, on le notait sur dix pour son travail. Même si ce n'était pas formidable, il fallait oser et nous débattions alors de tous les sujets… Je suis quelqu'un qui aime par dessus tout les chocs à condition qu'ils débouchent sur la « vérité ». Pour moi, c'est plus important que tout, même que de réaliser un tableau...

Comment avez-vous décidé de mettre à profit la thèse de l'appropriation. Sur quelle base évitez-vous le plagiat ?

En Art, il faut être créateur. Celui qui copie est un tricheur et n'a pas le droit au chapitre. Il faut obligatoirement apporter sa touche personnelle. Il y a eu le choc des impressionnistes puis celui des futuristes et tout simplement celui des choses… En 1982, je me suis demandé : « Qui a été le dernier à bouleverser l'ordre établit ? » C'était bien sûr Marcel Duchamps. Un jour des années 1913-1917, dans une galerie, il a posé un porte bouteille sur un socle et s'est exclamé : « Ceci est une peinture ». Cela a produit l'effet d'une bombe atomique, dont la déflagration va avoir lieu 10 à 20 ans plus tard, avec le « Nouveau Réalisme » chez nous et le « Pop-Art » en Amérique. L'idée d'accepter l'idée de l'artiste est déjà novatrice. Prenez un objet tel qu'il soit : Christo va l'emballer, Arman le découper, César, le compresser et moi je vais écrire dessus…
Pierre Rey m'a dit : « Je joue à l'appropriation. Je prends les éléments les plus durs, je prends le feu, je prends l'air, je prends le monochrome, et le vide. Tout cela est à moi, personne n'a le droit d'y toucher ! ». Armand lui, prend et jette l'objet. Moi, je rentre chez moi, je consulte un dictionnaire et je regarde ce qu'il me reste. Ils ont oublié « les poules ». Alors je les prends et je les signe. Ils sont passés à côté des « coups de pieds au cul », je les prends aussi et même punition… Je suis pris à cette mégalomanie-galopante de tout signer. Le jeu consistant à faire du nouveau, j'y vais comme un seul homme. Plus tard, je rencontre Bernar Venet, et lui explique comment marche l'histoire de l'art, et chacun de nous comprends que pour réussir il faut délimiter son territoire et évoluer à l'intérieur de sa propre zone. Mon domaine d'appropriation était trop vaste et je m'y perdais. C'est Klein qui ma mis la puce à l'oreille. Il a regardé quelques poèmes que j'avais écrit à Jacqueline, ma femme, et m'a dit : « Tu es très bon dans le sens des mots, continues… ».





Cela m'a frappé et depuis, j'ai voulu exprimer le plus simplement possible ce que je ressentais. Quand j'écris : « J'ai pas sommeil », c'est vrai et c'est une constatation. Tout va dans ce sens là. Quand je dis : « Je tourne en rond », c'est pareil et ainsi de suite… Je m'accroche à « ma vérité »… Ma vérité écrite.

L'influence de Mai 1968 et des célèbres graffitis tels que « sous les pavés, la plage » ou « la chianli, c'est lui » est évidente dans votre œuvre.

Non, c'est le contraire. Mes premières écritures commencent en 1958, et durent jusqu'en 1968. J'ai signé mon territoire bien avant ceux qui ont écrit ces para-phrases sur les murs de Paris. A cette époque, j'avais dépassé le stade de l'écriture. Je n'étais pas pour le changement politique et je ne suis pas descendu dans la rue pour faire la révolution. Je suis un gaulliste de gauche, j'ai d'ailleurs dessiné le général, pour un collectionneur averti. C'était quelqu'un que je respectais, je ne pouvais donc adhérer à ces détracteurs. Pour ma part, je me nourris fort bien de ma propre politique…

Dali se vantait d'être le plus grand « mystificateur de tous les temps ». Vous sentez-vous comme son petit fils spirituel ?

Je suis fasciné par Dali, ses phrases et sa vie. Mais je suis un « nouveau réaliste ». J'aime le surréalisme chez les autres, pas chez moi. Je ne veux pas « faire décoration », dans un mouvement qui a été ultérieur au nôtre. C'est normal… J'aime l'art brut mais j'ai une admiration sans borne pour le Divin Maître, pour sa vision onirique doublée de son sens aigu de vérité. Le côté « Avida-Dollars », l'anagramme de son nom que lui a donné André Breton a aujourd'hui un côté terriblement réel. C'est l'un des premiers à avoir compris l'importance de l'argent dans l'art. Lorsque Dali débattait de l'importance de sa côte avec d'autres artistes, il l'exprimait en dollars sonnants et trébuchants…

Quand avez-vous compris que la médiatisation du personnage que vous êtes, pouvait avoir une influence bénéfique sur la cote que vous n'aviez pas encore ?

Il y a deux façons de penser dans cette « affaire ». Certains marchands d'art comme Daniel Templon disent que je suis un très grand artiste et un innovateur mais que j'ai tout fichu en l'air en me médiatisant commercialement, en écrivant sur des chaussettes ou des t-shirts vendus dans les grands magasins





Pour eux, je me suis rabaissé plus bas que terre. D'autres disent comme moi, que j'ai bien fait de « communiquer » puisque c'est l'outil du siècle et qu'il faut se battre avec les armes de son temps. Je ne suis pas programmé pour être exposé dans une galerie à étage connue par 200 ou 400 personnes qui pourraient passer de temps en temps et être étonné par une phrase ou deux. J'adore le grand public. J'aime aime être à sa portée. Quand je pense à Andy Warhol qui est beaucoup plus important que moi, lui n'a aucun problème de merchandising surtout aujourd'hui. Même s'il vend un original de Marilyn 100'000 dollars, 200'000 affiches partent dans la foulée au même titre que des assiettes, des tee-shirts ou des tasses à café pour ce qui n'on pas les moyens d'acheter « la » pièce maîtresse. A mon petit niveau, c'est pareil…
Je pense être un artiste très populaire en France grâce aux enfants de 14 à 17 ans qui m'adorent. Lorsque les grands collectionneurs viennent me voir, ils me demandent souvent un t-shirt pour leur fils. Je leur réponds et pourquoi pas un tableau pour vous ? Ils me disent alors systématiquement qu'ils préfèrent acheter du Buren ou du Arman, c'est plus sérieux ! Moi, ça m'emmerde profondément !

Jusqu'où osez-vous aller trop loin ?

Je ne vais jamais assez loin car je rêve de réaliser un film porno-vérité que je n'ai jamais pu faire. Je songe à un jeu de la vérité où l'on découvre que l'espèce humaine s'est suicidée et que l'humanité est fichue. Mais je ne sais pas encore comment rejoindre les frontières de l'infini. C'est là encore un véritable problème pour moi…

Votre provocation est-elle au quatrième degré de l'humour ?

Elle est à tous les degrés, connu ou non encore connu à ce jour… Je peux dire à quelqu'un : « Regardez cette chaussure est remarquable, c'est une œuvre d'art et j'accepte de vous la vendre comme telle ! » Les gens y croient forcément, ils commencent à marchander et là je jubile au 5éme degrés. Dans les écoles, je donne des cours, mais je ne fais pas de discours sur l'Art. J'essaie plutôt de réveiller le créatif qui sommeil en eux. L'Art contemporain n'est pas compliqué à condition de comprendre la règle du jeu.







Il faut éviter les fausses nouveautés et faire du nouveau pour du nouveau. Alors là tout devient fascinant aussi bien pour le collectionneur que pour le créateur ou le musée, car n'oublions jamais que nous sommes là pour étonner le public et non pas pour l'ennuyer avec du déjà vu…

Que doit-on lire derrière vos lignes ?

On doit lire dans mes phrases : la vérité. Lorsque j'écris : « Je pédale dans la semoule », je l'ai vraiment vécu. J'ai pris un vélo, j'ai pris un panneau, j'ai mis de la semoule dans une boîte et j'y ai mis mon vélo et là, j'ai pédalé dans la semoule…pour y arriver, c'est clair ! Que voulez-vous lire d'autre…

Votre écriture anglaise et enfantine vous permet-elle de faire passer des messages ?

Du point de vue de l'esthétisme bourgeois et bien pensant, j'aurais mieux fait d'avoir une écriture élancée à la Proust, de laquelle on aurait pu dire « il a de la personnalité ! » plutôt que ces lettres à la rondeur enfantine qui me caractérisent. Lorsque j'ai compris au début des années 1960 que la seule chose qui comptait, c'était le sens, je suis allé voir un peintre en lettre qui m'a écrit un texte en caractère bâtons très consciencieusement pour lequel il m'a demandé 200 francs de l'époque. Je me suis dit : « merde alors, je ne peux pas continuer à payer ces sommes là pour qu'il m'écrive mes propres phrases ». C'est là où je me suis appliqué à être le plus lisible possible, comme pour un enfant afin que tout le monde puisse me comprendre. Lorsque vous lisez : « je pleure la nuit », il ne faut surtout pas penser : « Ah oui, cette écriture me plaît beaucoup ! » sinon le message ne passe pas. J'ai voulu privilégier le sens en éliminant l'esthétisme et revenir à une écriture simple, non encore polluée par l'expérience du vécu. Grâce à elle je peux faire passer des pensées plus forte comme : « Je suis inquiet » car cette inquiétude gagne partout. Nous sommes tous dans cet état d'esprit… Voilà, c'est une prise de conscience à la fois dérangeante et réconfortante…C'est Ben.

Derrière tout ce grand cinéma, qui est le véritable Ben ?

Un terrible égoïste... qui reconnaît néanmoins être un égocentrique notoire, cependant lucide. J'essaye de surnager au dessus des vagues de la vie en existant au-delà de mes propres doutes…





Donc vous n'êtes pas sûr de vous dans votre démarche. Pourquoi ?

Non, je ne l'ai jamais, ni dans ma vie, ni dans ma démarche vis-à-vis de l'Art. Je doute de tout et de tous même la nuit… Est-ce que j'arrive à apporter vraiment du nouveau à cette époque actuelle ? A cette question récurrente, je trouve les réponses les plus complexes et les plus extravagantes suivant mes états d'âme…

Existe-t-il « un courant Ben » ?

Il y a beaucoup de jeunes qui voient en moi ce que je ne suis pas et cela me gêne énormément. Certains pensent que je suis un formidable farfelu, un rigolo, un décalé capable de tout, même de dormir dans un lit suspendu à une grue… Ce Ben là, j'y crois encore moins que le peintre du siècle. Je me vois plus théoricien qu'artiste au sens propre du terme.

Où vous situez-vous par rapport à vos contemporains tels Arman ou Combas ?

Je suis jaloux de Combas, parce qu'il ne peut pas respirer sans peindre. Il arrive le pinceau à la main alors que moi je suis un constipé qui n'arrive pas à peindre. Je me force à clouer, à coller les objets les uns dans les autres avec difficulté. Lui, c'est de la boulimie, il ne peut pas s'arrêter... Arman c'est un ethnologue et un archéologue car derrière ses violons et ses coupures, il y a tellement plus… Moi aussi, je sais que dans ma tête, je vais plus loin que ce que mon œuvre peut laisser entrevoir. Je dois encore persévérer pour aller au-delà de mes propres limites.

Certaines de vos affirmations peuvent sembler puériles. Est-ce uniquement par soucis commercial ou tout simplement par provocation ?

Ni l'un, ni l'autre. Tout dépend des affirmations. J'aime bien cette phrase : « Créer c'est oser ! », donc si on n'ose pas, on ne crée pas. Il faut toujours chercher de nouvelles provocations. Même Cézanne à l'époque provoquait avec « ses pommes ». Jamais personne ne s'en était aperçu de son vivant. C'était sa quête de vérité…Moi, c'est pareil, je cherche et je cherche encore et toujours…








Le « monstre » que vous préparez est-ce la réplique de l'une de vos maisons imaginaires ou simplement une commande très précise ?

Appelons-le plutôt souk, box ou bazar pour le moment…Au départ effectivement, c'était une commande. Aujourd'hui, c'est plutôt une poubelle, faite de tout ce que je n'aimais plus et que je n'avais jamais eu le courage de jeter. Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme chez Ben…

A quoi correspondent les accumulations accrochées et clairsemées sur la façade et autour de votre maison ?

Au départ, je voulais garder ma maison bien blanche, sans rien. Puis un jour, j'ai commencé par accrocher un tableau, puis deux, puis trois, etc. Je ne peux pas m'empêcher de remplir l'espace, c'est plus fort que moi. Je me demande aujourd'hui si c'est psychologique ou simplement biologique…Et tout cela me semble naturel …

Créez-vous consciemment ce qui pourrait devenir plus tard la Fondation Ben ?

Je voudrais créer une fondation Ben, c'est mon rêve. Elle n'aurait rien à voir avec ma maison en elle-même. Elle serait beaucoup plus fantasque et je la baptiserai : « Fondation du doute artistique paranoïaque ». Ces membres seront toutes les personnes qui ont l'intelligence de douter de l'Art. Ceci est un appel d'offres : « mécènes et douteurs, rejoignez-moi dans cette création utopique mais réelle… ».

Ici chaque objet semble avoir sa place dans ce cafarnaum apparent ?

Contrairement à ce que vous pensez, je suis un maniaque de l'ordre et du classement. Lorsque je prends un objet, je cherche sa place jusqu'à trouver l'endroit adéquate. Ca n'a l'air de rien, mais c'est un vrai boulot.

Le nom de votre maison : « Malabar et Cunégonde », pourquoi ?

J'ai voulu le nom de mes deux enfants. Mon fils s'appelle vraiment Malabar à l'état civil, ma fille ne s'appelle pas Cunégonde car ma femme n'a pas voulu à la dernière minute, elle trouvait ça un peu dur et lourd à porter pour elle…

Vos enfants sont-ils votre équilibre ?

L'équilibre de mon déséquilibre vous voulez dire ? Je ne me rend pas compte, mais à un moment donné quand je peins l'équilibre, je me dis toujours, heureusement qu'il y a la famille, les enfants, les petits-enfants, c'est une réalité qui existe heureusement même si parfois j'ose penser que je n'ai pas forcément besoin d'eux…

Quelle est l'importance de votre femme dans votre vie ?

Ma femme, Annie, c'est vraiment « ma moitié ». En dispute, en amour, en tout… Je ne supporterais pas de ne pas l'avoir à mes côtés et réciproquement …

Telles les 7 vies d'un chat, quelles sont les 7 vies de Ben ?

Ethnologie, politique, fan d'internet, homme du nouveau, cinéaste en herbe, sexologue, artiste et enfin Ben, l'homme qui est devant vous…

Qu'aimeriez-vous écrire comme épitaphe sur votre pierre tombale ?

(Rires) Ci gît Elsheimer…





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Réalisation : Denis Taranto / Jet-Set
Interview : Jean-Yves Douzouer / Jet-Set
Photos : Djamel Dine Zitout / Jet-Set
Copyright : Jet Set / Paris

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2002 - BEN PHILOSOPHE (GAL VINCY - 2009-11-13
BEN CHEZ LARA VINCY
(LA CHAMBRE DU PHILOSOPHE )
Soyons philosophe
Je me souviens quand j'étais jeune, quand j'avais 12 à 15 ans
j'avais des petits carnets de notes de philosophie. Je voulais être philosophe, tout comprendre, connaître la vérité.
Je me souviens aussi qu'un jour j'étais tombé amoureux d'une fille, c'était mon premier amour, alors mon grand problème était de savoir : qu'est-ce que l'amour ? pourquoi étais-je amoureux ? est-ce que cela allait durer tout le temps ?
J'avais donc, dans un de mes carnet de notes, écrit "la théorie du
manque " théorie simple et naïve mais j'en étais très fier : l'amour n'existait pas. Tout ce qui existait c'était le manque. Si vous aviez un objet chez vous qui vous plaisait dont vous aviez pris l'habitude et qu'on vous l'enlevait, vous étiez en manque et vous disiez « j'aimais cet objet » L'ego était là. L'amour de l'autre n'était qu'une question d'ego. Je me souviens
avoir passé six mois à ruminer ma théorie. Je la croyais très originale.
A 16 ans, à force de me poser des questions, j'inventais une autre théorie. Celle de la survie. Le seul commun dénominateur à toute forme de vie dans le monde, était la survie donc toutes actions, activités, bonnes ou mauvaises, découlaient de la nécessité à chercher à survivre
Les martyrs, les saints, les escrocs, tous, même combat : survivre
Aujourd'hui j'ai 67 ans, je fais toujours de la philosophie de comptoir dans ma chambre : une pensée qui pense à penser - à mettre de l'ordre dans mes pensées - à ne pas pouvoir m'arrêter de penser... Penser est devenu un tourbillon qui se transforme parfois en tornade.
Ce n'est plus la vérité que je cherche mais à "pourquoi est-ce que je cherche la vérité ?
Ce n'est plus : qui suis-je ? Mais : qui suis-je à vouloir savoir qui je suis ? Ce n'est plus l'art est ego, mais de quoi est fait cet ego ?
A 67 ans je me réveille avec l'esprit confus, je n'arrive plus à me concentrer, je prends du Tanakan pour la circulation du sang dans mon cerveau, je panique quand j'oublie mes listes, j'angoisse de ne jamais en faire assez, j'angoisse de ne pas pouvoir m'arrêter et je suis mal à l'aise avec l'espèce humaine, Ben en tête.
Ai-je écrit cela ? Est-ce que je me joue un rôle tout le temps ?
Pourquoi ? Parfois je rentre à 3 h du matin ivre mort pourquoi ?
Une vie de tous les jours de plus en plus compliquée et pourtant elle est simple : j'ai un jardin, il y a du soleil.
Comment mettre tout cela aux murs ?
Ben 2002


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2007- 30 DECEMBRE )L'ART N'EXISE PAS - 2009-11-13
" L'ART N'EXISTE PAS TOUT EST EGO "
Ce n'est pas une boutade, c'est mathématique
Je dirais même que tout ce qui suit a été déjà dit et approuvé
mais ce n'est qu'en rassemblant tous les éléments
que la vision se complète et la conclusion est évidente :

1) Au départ si on survole la situation
la terre est pleine d'œuvres d'art dans les musées etc.
des musées d'art contemporain
des musées d'art classique, ethnologique des collections des galeries etc etc
Ce constat établi nous pouvons supposer
que formellement sur terre des objets dit "d'art" existent.

2) Quand on étudie ces œuvres dites "d'art"
dans le cadre du continuum espace temps on se rend compte
que leur création (apparition dans le temps) apparaît et
est issue de la nécessité pour des individus
(créateurs artistes) de produire du nouveau (de ne pas se répéter)

3) Chaque artiste cherche
à se différencier des autres artistes avec un catalogue de produits qui lui serait propre
Pour cela la plupart du temps
il se servira de la signature et de la date :
signature voulant dire "c'est moi qui l'ai fait"
et date : je l'ai fait avant un autre."

4) Revenons maintenant au formel à (l'objet oeuvre d'art physique) Le regardeur qui regarde l'objet dit "art "accepte pour règle que pour être considéré création l'objet dit "d'art "
doit au présent ou au passé ne pas être une copie et de ne pas se répéter

5) Par contre l'histoire ne limitera pas physiquement le champ spécifique de l'objet "dit art" champ qui reste ouvert sur le "tout possible" de l'univers de l'homme
Ainsi après Duchamp, Cage, le Dadaïsme, le Futurisme,
l'artiste sait que tout peut devenir art
à la condition expresse qu'il y ait un artiste pour le signaler, le dire, le décider.

6) Tout devenant art : la poussière en dessous de votre lit,
une tache de margarine sur votre chemise, nous avons l'équation
L'ART = TOUT et TOUT = RIEN l'art n'est plus qu'un objet, une forme, une idée qu'un artiste x aura décidé être art.
A ce stade l'art cesse donc d'exister
par contre l'artiste avec son ego lui existe toujours

6 ) L'artiste mu par son ego
(et la nécessité de se faire voir et reconnaître)
va donc établir un catalogue de ce qui le différencie des autres.
Exemple : moi Buren je fais des bandes de 8 cm
Moi Viallat je fais des haricots
Moi Rembrandt je fais des clairs obscurs
En vérité le clair obscur, les haricots ou la bande ne comptent plus ni même leur mode d'emploi ou explications
La seule chose qui compte c'est le « moi je »
) Reste donc seul sur la table de vivisection :
"l'ego de l'artiste."

7) Si maintenant au lieu de se focaliser sur l'œuvre (qui n'est qu'un piège que tend ego au regardeur) derrière chaque œuvre se cache le message : "s'il vous plait regardez-moi", nous nous intéressions à cette seule et unique matière dont l'art est composé c'sta dire à "l'ego lui même"
L'enquêteur se trouve vite confronté à une matière visqueuse sincère, hypocrite, menteuse, angoissée, immaginative
un ego qui sera à la fois celui du Freud avec papa maman
celui de William Reich avec papa maman sexe ou celui de Jaulin (et ça m'intéresse un peu plus) (pas d'ego sans langue et peuple)
Mais stop je sens la spirale me prendre alors a dans 10 jours pour la suite des aventures de Mister Ego,

PROCHAINS EPISODES
L'EGO DOGON
L'EGO DE ISOU
L'EGO DE PURE SANS OEUVRE
ETC

BEN 30 DEC 2007



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